La souffrance des aidants

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Quand on imagine le travail de l’auxiliaire de vie à domicile, la première image qui vient à l’esprit, c’est la personne âgée, seule, à qui l’aide à domicile  donne un coup de main pour un repas, des courses, une sortie ou  une toilette. Pourtant, il arrive très fréquemment que la personne soit déjà assistée par un membre de la famille, un conjoint, un enfant, un neveu etc. Et les aides à domicile ne sont là que pour seconder  une équipe et une organisation rodées depuis des années et qui fonctionnent bien.

Quand l’aidant a besoin d’aide

C’est là toute l’ambiguïté du service à la personne, car les auxiliaires de vie en apportant leur concours, en mettant leur professionnalisme au service d’une famille, viennent parfois soulager l’aidant, ainsi nommé en raison de son rôle devenu quasiment, pour certains, une activité principale à part entière. Nous sommes tous des aidants en devenir, susceptibles d’aider au maintien d’une personne proche de notre entourage dans le besoin, à accomplir des gestes du quotidien. Alors il n’est pas difficile d’imaginer combien cette assistance bénévole peut devenir chronophage et à quel point il est important d’être secondé par des gens dont c’est le métier, qui se suppléent très bien à l’aidant et qui enfin apportera réconfort, assistanat en tout genre, ne serait-ce que pour écouter celui ou celle qui a besoin de partager la difficulté de son quotidien. En France 1 personne sur 10 accompagne un proche en souffrance, et son âge moyen est de 60 ans*.

Soulager un aidant pris dans un quotidien de dévotion, 24h sur 24h, fait aussi partie des missions  confiées aux aides à domicile, et évite le redouté burnout familial ou parental. Confier quelques heures par semaine son parent à une tierce personne dans une confiance absolue, dans le respect du travail à effectuer, et parfois s’échapper le temps d’un rendez-vous ou d’une sortie, reste essentiel pour maintenir un mode de vie social normal. Reste la culpabilité de ne jamais faire assez pour le parent vieillissant, à laquelle il est difficile de répondre.

Le législateur réfléchit

Si la loi accorde un droit au répit pour un aidant, les consultations se poursuivent encore aujourd’hui dans le cadre de la loi annoncée par le gouvernement pour 2019. En attendant, la journée des aidants qui a lieu chaque année le 6 octobre, permet de mettre en lumière ces difficultés, et rappelle le délicat travail de cette minorité  silencieuse que personne n’entend et qui parfois souffre de ne pas être soutenue.

https://www.capital.fr/votre-retraite/proches-aidants-une-senatrice-appelle-a-des-mesures-durgence 05/12/2018

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