Cumuler retraite et activité, pourquoi pas auxiliaire ?

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En dix ans, le nombre de retraités qui continuent d’exercer une activité professionnelle a augmenté de 50%(1). Certes, l’assouplissement de la législation en 2009 a contribué à cet essor, mais quand même. Ils sont officiellement 377 000 retraités toujours en activité. Sans doute un chiffre plus près de 4 millions(2). Qu’est-ce qui peut motiver quelqu’un à travailler alors que ses cotisations lui permettent de s’arrêter, sachant que la majorité de ces travailleurs, en France, est masculine à 52 %, et que tant d’autres n’aspirent qu’à partir en retraite le plus tôt possible ?

Sans doute plusieurs facteurs incitent à prendre cette décision, comme augmenter ses revenus, compenser une maigre retraite, continuer à se sentir utile, éviter une solitude pesante. Il faut dire que se trouver une pleine forme  et devoir rester chez soi, après une carrière professionnelle active peut susciter de l’angoisse. Mais attention, l’emploi cumulé à une retraite s’exerce sous certaines conditions, et ne permet pas de cumuler des trimestres supplémentaires (3). Pour cela, il faut poursuivre son activité et valider ses trimestres. Enfin, le cumul n’est possible que si on a atteint l’âge de la retraite. Des variantes sont envisageables, comme travailler à l’étranger ou partir en retraite progressive, une décision peu connue. Là aussi des conditions sont nécessaires, mais la « formule » séduit de plus en plus, même s’ils ne sont que 14000 à en avoir profiter en 2017. Ils n’étaient que 3000 auparavant. Tout de même, 4 personnes sur 10 qui cumulent sont des cadres ou des indépendants,  motivés par l’intérêt de leur travail à 41 %.

Auxiliaire et retraitée

Et c’est là où Atousages s’inscrit dans le sens de l’histoire, en accueillant dans ses équipes une personne motivée par le métier d’auxiliaire et qui, bien qu’elle soit retraitée, n’hésite pas à assister des personnes âgées, malades ou/et handicapées dans leur quotidien.

Mme B : « C’est autant un défi moral et physique qu’une envie d’être utile aux autres, les faire rire, les accompagner en promenade, me remettre en cause et ne pas rester dans ma zone de confort, entre mes meubles et mes habitudes. Contrairement au bénévolat ou des associations accueillent des retraités qui font un travail formidable mais de manière très ponctuelle, je suis davantage investie. »

Travailler par envie ou pour des raisons philosophiques est nécessairement plus facile que travailler par nécessité économique comme on a pu le voir dans  un reportage édifiant (4) consacré aux retraités américains obligés de travailler parfois jusqu’à un âge très avancé, un phénomène qui touche les femmes aux faibles revenus, de plus de 80 ans !

Un travail comme celui des auxiliaires de vie permet de cumuler une activité avec un autre emploi, ou une retraite. Il est aménageable en temps partiel. Une aubaine pour qui souhaite être utile, tout en poursuivant une petite activité rémunérée.

 

  • (1)www.statistiques-recherches.cnav.fr/cumul-emploi-retraite.html
  • (2)https://www.humanite.fr/cumul-emploi-retraite-quelles-conditions-cest-permis-569500
  • (3)https://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3190612/le-cumul-emploi-retraite-est-possible.html
  • (4) https://www.france.tv/france-2/journal-20h00/897019-journal-20h00.html
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