AVC : comment reconnaître les signes et réagir rapidement pour limiter les séquelles

 Dans Actualités

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence médicale qui peut toucher tout le monde, à tout âge, même si le risque augmente avec les années. Chaque année, il concerne des milliers de personnes et peut avoir des conséquences lourdes sur la santé et l’autonomie. La bonne nouvelle, c’est qu’une prise en charge rapide permet souvent de réduire significativement les séquelles. Encore faut-il savoir reconnaître les signes… et agir sans attendre.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un AVC survient lorsque la circulation du sang vers une partie du cerveau est interrompue ou fortement diminuée. Les cellules cérébrales, privées d’oxygène, commencent alors à être endommagées en quelques minutes.
Il existe deux formes principales :

  • l’AVC ischémique, causé par un caillot qui bloque une artère.
  • l’AVC hémorragique, lié à la rupture d’un vaisseau sanguin.

Dans les deux cas, le temps est un facteur déterminant.

Les signes d’alerte à reconnaître immédiatement

Les symptômes d’un AVC apparaissent généralement de façon soudaine. Certains signaux doivent alerter sans délai :

  • une faiblesse ou un engourdissement soudain du visage, d’un bras ou d’une jambe, souvent d’un seul côté du corps.
  • une difficulté à parler, à articuler ou à comprendre ce que l’on vous dit.
  • une déformation du visage, notamment au niveau de la bouche.

D’autres signes peuvent également se manifester :

  • une perte brutale de la vision d’un œil ou des deux.
  • des troubles de l’équilibre, des vertiges importants, une difficulté à marcher.
  • un mal de tête intense, soudain et inhabituel, sans cause apparente.

Ces symptômes peuvent parfois disparaître rapidement. Même dans ce cas, ils ne doivent jamais être ignorés, car ils peuvent annoncer un AVC plus grave.

AVC : pourquoi il faut agir vite

Face à un doute, il ne faut jamais attendre. Appeler immédiatement les secours permet une prise en charge rapide et adaptée.
Chaque minute compte : plus l’intervention est précoce, plus les chances de limiter les lésions cérébrales sont élevées.
Attendre que les symptômes passent, appeler un proche ou repousser l’appel aux urgences peut entraîner une perte de chance importante.

Après un AVC : un quotidien à réorganiser

Un AVC peut avoir des répercussions durables : troubles moteurs, difficultés de langage, fatigue importante, troubles de la mémoire ou de la concentration.
Le retour à domicile nécessite souvent des ajustements :

  • sécuriser le logement.
  • adapter les gestes du quotidien.
  • accompagner la récupération physique et cognitive.

Un accompagnement progressif permet de préserver l’autonomie, de rassurer la personne concernée et de soulager les proches.

Prévenir les risques et rester vigilant

La prévention joue un rôle essentiel dans la réduction du risque d’AVC. Une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et un suivi médical adapté sont des leviers importants.
Certaines personnes doivent être particulièrement vigilantes, notamment en cas :

  • d’hypertension artérielle.
  • de diabète.
  • d’antécédents cardiovasculaires.

La présence régulière de professionnels à domicile permet aussi de repérer plus rapidement les changements inhabituels et d’alerter en cas de besoin.

Reconnaître un AVC peut sauver une vie

Savoir identifier les signes d’un AVC et réagir immédiatement peut faire toute la différence. Une action rapide permet de sauver des vies et de limiter les séquelles.
Informer, sensibiliser et rester attentif au quotidien sont essentiels pour protéger la santé et la qualité de vie, notamment à domicile.

Si vous accompagnez un proche ou souhaitez être conseillé sur les solutions d’accompagnement après un AVC, nos équipes sont à votre écoute pour vous orienter et vous soutenir, en toute confiance.

Derniers articles