Risques professionnels dans le maintien à domicile

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Bien que travailler dans les métiers de service à la personne semble à la portée de tous, le maintien à domicile d’une personne dépendante est une activité à risques professionnels élevés pour les salariés.

Gestes répétitifs

La répétition des gestes au quotidien entraîne régulièrement des arrêts de travail et les professionnels tentent de sensibiliser tous les acteurs de terrain. Quels sont ces risques ? Ils concernent essentiellement des douleurs liées à la répétition des gestes comme celui de lever ou coucher une personne dépendante, parfois corpulente, handicapée. Sachant que cette opération peut se présenter jusqu’à 30 fois par jour, il est facile d’en comprendre le risque. De la même façon, repasser jusqu’à 35 kg de linge, ou essorer une serpillière autour de 300 fois dans une journée use prématurément la santé des auxiliaires de vie et assistantes ménagères que ce soit au niveau du coude ou des poignets, et les exemples ne manquent pas. Là où le problème est pernicieux, c’est que l’arrêt de travail d’un salarié reporte son activité sur les plannings de ses collègues et accroît donc le problème chez les autres, avec le risque d’entrer dans un cercle vicieux si l’on ne prend pas les précautions qui s’imposent.

Autre conséquence parfois grave, régulièrement constatée sur le terrain ; la chute. Elle représente un accident de travail sur trois. De la contusion, à la fracture en passant par l’entorse, tout est possible si les conditions de travail ne sont pas réunies. Et l’accident est vite arrivé si l’on n’a pas un bon éclairage dans les pièces de travail, si l’on ne porte pas des chaussures adaptées, si la circulation dans le logement n’est pas sécuriser. Ajoutons à cela les risques d’infections en cas de travail sans gants adaptés, face à des personnes malades ou dans des lieux à l’hygiène négligée, en présence d’animaux, etc.

Vigilance des employeurs

Des alternatives basiques et des mesures essentielles sont mises en place pour éviter ces risques. La formation reste la première mesure pour affronter au mieux ces situations. C’est pourquoi il faut que le personnel soit professionnel, connaisse les bons gestes à pratiquer, et ait les réflexes appropriés. Ensuite, l’organisation des prestations doit prévoir l’alternance des activités, le bon équipement des logements et la mise à la disposition des auxiliaires de vie de matériel adapté comme un escabeau stable, un balai-essoreur…). La mise en place de l’organisation requiert des réponses aux questions de sécurité : quel matériel pour quel travail, quel produit, quel temps pour effectuer une tâche, quel danger pour le salarié, comment planifier ses activités. Et encore, c’est sans évoquer les risques psychologiques liés à la fréquentation de personnes dépressives, maniaques, autoritaires ou en fin de vie. En plus des équipes agence dont  le travail est aussi de soutenir le personnel en difficultés, des numéros de tél sont mis leur disposition. Ne pas hésiter à les appeler en cas de douleur ou souffrance morale.

 

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